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Premier article d'une série
consacrée à l'hygiène et aux soins du corps du chien
Publié
dans la revue Atout chien n° 251 de Janvier 2007
(Texte co-rédigé avec Patricia
Marie, Comportementaliste mais aussi toiletteuse
de formation)
Voir aussi: L'heure du bain, précautions
pour que tout se passe bien
Voir aussi:
Brosser, laver, sécher son chien… Oui, mais s’il s’y oppose ?
Brossages et soins quotidiens
dans la complicité avec son chien
Pour être beau, bien dans ses poils, dans ses coussinets et dans
sa tête, le chien doit pouvoir vivre les brossages, le bain,
l’essuyage, le séchage et les manipulations diverses, comme des
moments de complicité avec ses maîtres.
Faire
rimer hygiène et complicité
Au-delà de le nourrir et le promener, prendre bien
soin de son chien c’est savoir le brosser, le laver, examiner et
nettoyer les parties délicates de son corps que sont les yeux,
les oreilles, les pattes et les ongles, le sexe, etc… Le tout
dans la complicité.
S’ils sont réalisés dans la bonne humeur et avec
la coopération joyeuse du chien, tous ces soins participent à sa
bonne santé générale.
A poils longs ou courts, l’animal aura besoin
toute sa vie d’un entretien régulier, et grand est le risque que
ces manipulations deviennent une corvée pour tout le monde, si
l’on ne s’y prend pas avec un minimum de méthode, de calme et de
subtile fermeté.
Le chien ne peut pas savoir que tous ces soins
élémentaires sont pour son bien, et les lui faire aborder sous
trop de contrainte peut le conduire à des réactions de franche
résistance, voire d’agressivité pour certains.
Dès le plus jeune âge
L’initiation à ces soins doit être conduite dès le
plus jeune âge du chiot, en favorisant sa confiance. C’est
encore plus impératif pour un chiot d’une race qui doit être
toilettée à l’âge adulte, et qui ainsi sera plus coopératif
lorsqu’il devra fréquenter les salons de toilettage (expérience
que l’on pourra d’ailleurs lui faire vivre vers l’âge de 4 mois,
car une familiarisation précoce en fera un adulte d’autant plus
paisible en ces circonstances)
Obliger, rudoyer et infliger des douleurs au chiot
pour les premiers brossages, essuyage de pattes, bains, séchages
et autres examens corporels, n’engagerait certes pas le petit
animal à la confiance dans les contacts et interventions
futures.
Déterminantes pour le restant de la vie du chien,
ces premières séances de soins et manipulations ne doivent donc
créer ni peur ni douleur. Vécues positivement par le chiot,
elles le préparent à vivre sans inquiétude majeure, toutes les
futures et inévitables contentions chez le vétérinaire et chez
le toiletteur.
Le travail de ces différents techniciens s’en
trouvera plus facile et confortable pour eux, et moins stressant
pour l’animal.
Profitons-en pour ajouter que si leur approche ne
devait pas être aussi douce qu’il est possible (suivant les
circonstances) il y aurait alors lieu de faire immédiatement le
choix de professionnels plus habiles et patients.
Les différents soins à réaliser
Pour initier aux
soins, il est préférable de choisir des moments de la
journée où le chiot est plus calme et de faire preuve de
patience et persévérance pour l’habituer très progressivement à
toutes sortes de contacts qui ne doivent cependant pas durer
trop longtemps au début (10mn suffiront avec un chiot vif et
turbulent).
Si l’éleveur a déjà fait un bon travail de
manipulation de ses chiots, il est alors bien plus facile
d’avoir un petit animal disponible et coopératif pour ces
initiations à divers soins, qui ne doivent jamais se transformer
en jeux avec agitations et mordillements.
A noter dès à présent, qu’il est capital de
commencer par ne jamais prêter ses mains à des mordillements du
chiot, dans les jeux ou caresses du quotidien. Stopper
abruptement tout contact corporel et rediriger le petit animal
vers un os à ronger par exemple, le décourage de ces
comportements.
S’il devait y avoir persistance, le
comportementaliste aidera à réorganiser plus harmonieusement
tous ces contacts.
Côté pelage, tous les chiots ne sont pas logés à
la même enseigne. Poil court ou long fera toute la différence de
fréquence et méthode pour les entretenir.
Au delà du soin du poil, un brossage régulier
permet de déceler des parasites externes (puces ou tiques par
exemple), des irritations ou autres altérations de la peau.
Les oreilles (tombantes, surtout) sont à
surveiller et le pavillon peut être nettoyé avec des lingettes
spéciales. Certains sujets de petites races ont les yeux
fragiles et il faut les habituer à de fréquents et délicats
nettoyages des contours de l’oeil (là aussi des lingettes du
commerce sont hygiéniques).
Coussinets et ongles des pattes doivent aussi être
examinés. Des palpations douces permettent de vérifier l’absence
de corps étrangers et des petites frictions avec un petit linge
à tous ces niveaux, préparent le chiot à l’essuyage de ses
petites pattes sales quand il sortira par mauvais temps
(Attention là aussi à ne pas tolérer les mordillages de la
serviette !)
C’est ainsi que petit à petit le chiot se
familiarise à ces manipulations affectueuses, qui deviennent son
ordinaire et qu’il n’a donc pas à redouter.
Le brossage
Pour
les chiots à poils courts, un brossage à brosse douce permet
d’éliminer poussières et poils morts (sans casser les autres) et
de stimuler la circulation sanguine cutanée.
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Quelques
minutes de brossage chaque jour feront de lui un adulte paisible
et facile à entretenir, qui pourra alors n’être brossé qu’une
fois la semaine (ou deux fois lors des mues de printemps et
d’automne)
Un chiot à poil long aura besoin de beaucoup plus
de temps à lui consacrer. Une fourrure trop emmêlée rendant le
démêlage douloureux, un brossage journalier est nécessaire pour
ne pas en arriver à faire souffrir le chiot (l’accumulation de
nœuds et de saletés favorisant d’autre part les problèmes
cutanés !)
D’abord faire le choix du bon matériel en prenant
une carde à picots (conseils pour le matériel et les produits
spécifiques adaptés à une race, auprès du toiletteur).
Prendre le temps et s’armer de patience et douceur
pour brosser quelques mèches en les tenant à la racine, afin de
ne pas tirer sur la peau en même temps. Une petite surface du
corps à la fois et procéder en plusieurs étapes si nécessaire,
mais ne jamais montrer de colère afin que le chiot n’assimile
pas la séance de brossage à une torture.
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Dans tous les cas, on peut féliciter le chiot
pendant les manipulations s’il s’y prête sans bouger et pourquoi
ne pas le récompenser à la fin de la séance avec une petite
friandise et une promenade.
Prochain
article: le bain et le séchage
Danièle Mirat Comportementaliste
et Patricia Marie Comportementaliste et toiletteuse
département 14 - Courriel:
pat.couaf@wanadoo.fr
Voir aussi: L'heure du bain, précautions
pour que tout se passe bien
Voir aussi:
Brosser, laver, sécher son chien… Oui, mais s’il s’y oppose ?
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