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Quelques clés supplémentaires pour : Bien communiquer et bien cohabiter avec son chien. (rubrique "éducation") Les pièges de l'anthropomorphisme: Anthropomorphisme, anthropocentrisme (rubrique "publications"
La communication: du latin « communicare » être en relation avec. Communiquer c’est faire savoir, faire partager, transmettre des informations. La communication est donc un échange, une relation entre deux ou plusieurs êtres vivants.
De quelle manière communiquer avec le chien, sur un mode qui lui soit accessible ? Réponse : le sien.
Le chien, comme tous les autres animaux, n’a pas accès au langage verbal. Ses moyens d’expression sont ceux du non verbal (les gestes, les postures, les mimiques, les attitudes) et du para verbal (les intonations, le rythme, les pauses). L’homme et le chien utilisant donc l’un et l’autre le non verbal et le para verbal pour communiquer entre eux, sont prêts à le faire aussi pour communiquer ensemble. Quand les êtres humains cherchent à communiquer entre eux, ils utilisent les 3 modes associés ( le verbal, le non verbal et le para verbal) pour avoir plus de chance d’être compris ou de convaincre. Or, s’il n’y a pas congruence dans les différents modes employés par le locuteur, c'est-à-dire si par exemple les intonations de la voix et les gestes sont ceux de l’irritation et de la colère, alors que la personne vous dit qu’elle est parfaitement calme, vous n’allez sûrement apporter que peu de crédit à son affirmation. Le chien fera de même que vous, d’autant que n’ayant pas accès à la signification des propos, il ne fait que privilégier le système de langage non verbal (dans notre exemple : les gestes d’irritation) et le système para verbal (les intonations de la colère). Et de manière encore plus précise, si dans le comportement de l’homme, le non verbal (les gestes d’irritation, par exemple) venait contredire le para verbal (des intonations rassurantes), au final, dans cette discordance, le chien se fierait et répondrait toujours au non verbal, c'est-à-dire à vos gestes d’irritation. Vous pourrez toujours renforcer votre exercice avec des mots tels que « viens ici mon gentil pépère », vous avez peu de chance de le voir venir vers vous. Parce que c’est le système non verbal (les attitudes, les postures) renforcé du para verbal (les intonations, le rythme) avec lequel les chiens communiquent entre eux, qu’ils continuent de se servir de ce système quand ils communiquent avec l’homme. Privilégions nous aussi le non verbal renforcé du para verbal pour nous faire bien comprendre d’eux, c'est-à-dire mettons en accord nos gestes et nos intonations dans nos demandes, de manière à être lisibles et clairs donc fiables.
L'échec de la compréhension venant signer l'échec de la communication.
On appelle phéromones les substances odorantes que les êtres vivants sécrètent, et qui prennent valeur de communication. Ces substances chimiques transmettent des informations comme la crainte, la colère, la confiance ; certaines renseignent sur le sexe et l’âge de l’individu, avec des indications révélant par exemple, telle femelle en chaleur ou pleine. Nous n’avons que fort peu accès à ces informations olfactives (ou alors davantage de manière inconsciente que consciente) auxquelles les chiens par contre, plus que tout autre animal, accèdent et se réfèrent massivement. Ce qui les fait renifler avec délice des lieux et des matières aux effluves offensantes pour des narines humaines. Il nous faut donc nous contenter de nous documenter sur les comportements visibles et audibles de nos chiens, pour tenter de décrypter ces langages du corps sans tomber dans l’anthropomorphisme, c'est-à-dire notre fâcheuse tendance à n’interpréter les choses que sous l’angle humain. Avec un corps tout entier source d’expression, plus un vaste répertoire de sons, le chien est un champion de la communication, comme l’est son ancêtre le loup ; pour un prédateur chassant en meute, c’est une question de survie que d’avoir un système de communication très élaboré, pour communiquer avec ses congénères. Il suffit de voir une meute de loup ordonnancer l’encerclement d’un troupeau de proies, courser et tenter d’isoler la bête la plus faible, dans un ensemble étonnant de coordination.
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