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Texte publié
dans le
magazine "Atout Chien" n°222 d'août 2004.
"Pas
bon à donner aux chiens"
Cette expression encore
plus péjorative que sa variante sans négation « bon à
jeter aux chien », signifie n’être même pas digne
d’être donné à un chien.
Faut-il toujours penser
aujourd’hui que ce qui est « bon pour un chien »
ne saurait qu’être sans valeur et de la plus piètre qualité ?
S’agissant de
nourriture, il est vrai que des centaines d’années durant, le
chien n’a été vu que comme un charognard en étant « l’éboueur
des lieux de vie de l’Homme ».
D’ailleurs n’est-il
pas commun à la plupart de nos compagnons, de se jeter encore
avec délectation sur le premier cadavre putréfié trouvé en
balade ?!
Faim réelle ou réflexe
archaïque ?
En tout cas, le chien
familier d’aujourd’hui n’est plus cet animal éboueur de
ses origines lointaines de plusieurs milliers d’années, et
l’ingestion de nourriture avariée ne manque pas le plus
souvent, de le barbouiller voire de le rendre carrément malade
« comme un chien » !
Comme pour nous, la
bonne santé de nos compagnons passe d’abord par la qualité
de leur nourriture quotidienne, mais aussi par la manière dont
celle-ci leur est distribuée.
Les restes de table ne
sont pas adaptés à leurs besoins ni à leurs possibilités
digestives. Certains de nos aliments ne sont pas bons pour le
chien ou sont même parfois un poison ! Ex : le
chocolat ingéré en quantité.
Que l’on choisisse
selon ses préférences et disponibilités, de donner à son
chien une préparation industrielle ou ménagère, c’est la
qualité, la fraîcheur et l’équilibre en éléments la
composant, qui sont de toute importance pour une parfaite
adaptation à sa morphologie, son âge et sa dépense physique
journalière. (Attention à la bonne conservation de ces
aliments, même les croquettes)
Chiot, femelle gestante
ou allaitante, jeune adulte sportif ou pantouflard, senior…
chacun a droit à une ration journalière adaptée à ses
besoins, fractionnée ou non, proposée en dehors des heures
d’intense activité sportive ou autre.
Ne pas nourrir son chien
avant de partir en voyage/train ou voiture, comme juste avant le
jogging ou la séance d’agility, relève du plus élémentaire
bon sens.
Veiller à la qualité
de la nourriture du chien n’est donc pas tout, pour garantir
sa bonne santé.
Prenant valeur de
communication, certaines manières de manger indiquent -pour un
chien- son positionnement social et l’ascendant qu’il a (ou
souhaite voir reconnu).
Le laisser manger seul
et dans le calme en dehors de nos repas, ne pas lui permettre de
nous « laisser ses restes » (en rangeant la gamelle,
vide ou pas, au bout d’1/4 d’h) sont plus que des détails
qui feront toute la différence sur le bon équilibre
physiologique d’un canidé.
Une bonne gestion de la
distribution de l’aliment participe à faire respecter
l’autorité structurante que l’on doit représenter pour son
chien, mais aussi à offrir des relations apaisantes qui
favoriseront une bonne assimilation.
Même les «chipoteurs »,
les délicats et sensibles, ou à l’inverse les
bafreurs…tous, réguleront petit à petit et d’eux-mêmes
leur comportement alimentaire, s’il leur est offert ces
meilleures conditions de se nourrir.
Danièle
Mirat
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