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Les
plantes à la rescousse: la phytothérapie au service de nos
chiens et nos chats
Texte
publié dans
Bio-contact n° spécial d'octobre 2004 "Les animaux
domestiques":
(mensuel
distribué en magasins de diététique et produits biologiques)
"Un
comportementaliste, ce n'est pas pour les chiens...!!"
Les
relations entre une famille et le chien de compagnie peuvent être
parfaitement harmonieuses, mais peuvent aussi parfois se détériorer.
Pourquoi ? et comment rétablir l’harmonie ?
Le
chien est intégré de manière tellement étroite à la famille,
que ses membres en viennent parfois jusqu’à « oublier »
que leur chien est…. un chien !! C’est à dire un animal
social –comme nous- mais d’une espèce différente, qui vit en
groupe, et comme nous, selon des règles (et ces règles coïncidant
plus ou moins)
Les
rôles qui lui sont attribués comme « membre de la famille »
ont beaucoup compliqués la vie d’un chien d’aujourd’hui. Il
est l’ami de l’enfance, le confident de l’adolescence, celui
qui console, rassure, remplace une présence, supportant les humeurs
de chacun sans jamais juger…
On
lui demande de faire peur aux mal intentionnés, mais d’être
gentil avec les amis, d’être dissuasif mais pas menaçant, de défendre
mais de ne pas attaquer, de montrer les dents mais de ne pas
mordre…
Dans
nombre de ces rôles et malgré ses immenses capacités
d’adaptation, le chien est souvent placé dans des situations
ambiguës, de double contrainte, incompréhensibles pour lui et génératrices
d’anxiété.
L’animal
est ainsi amené à produire des réponses (comportements) qui ne
sont pas celles attendues par la famille, et d’incompréhensions
du chien en incompréhensions des maîtres s’accroissent les
tensions, jusqu’à la détérioration voire la rupture des
relations.
Une
diffusion massive mais réductrice et simplificatrice des
connaissances sur le chien, freine
un public en demande de solutions, à aller vers un professionnel
dont l’intervention devient alors pourtant indispensable.
Vers
qui se tourner ? est sa
question principale.
On
connaît le vétérinaire, l’éducateur canin, mais qui est donc
le comportementalistes ? et quelle forme d’aide propose
–t-il d’apporter ?
Bien
des professions nouvelles ne sont pas encore réglementées par l’État,
et comme elles restent sans règle d’accès ni organisme de contrôle,
il n’est pas aisé pour le public d’y retrouver le cadre qui les
définirait, ni le professionnel compétent qui l’exerce.
C’est
le cas pour le métier encore mal connu et souvent décrié de ce spécialiste
du comportement et des relations Homme/Chien, qu’est le
comportementaliste.
Rôdé
aux techniques d’entretien dans la relation d’aide, le
comportementaliste est un spécialiste qualifié qui connaît les
causes de perturbation des relations homme/chien, et cela grâce à
sa formation dans différentes disciplines scientifiques:
-
L’éthologie*
(humaine et animale) spécialement la connaissance des
comportements du chien, de ses codes sociaux et de
communication, et du cas particulier du chien familier
-
La
psychologie, dont une branche dite « systémique »
selon laquelle tout groupe constitue un « système »
dont chaque élément influe sur les autres (et ceci vaut pour
les relations homme/chien)
Une
approche relationnelle
Lorsque
des comportements indésirables du chien apparaissent, il est commun
chez les propriétaires de vouloir agir sur l’animal même, pour
tenter d’enrayer,
contrer le comportement gênant ou d’en discipliner les
manifestations, par une médicalisation ou un dressage par exemple.
Si
le dressage (de nos jours couramment appelé éducation canine)
montre son utilité, avec un conditionnement de l’animal pour un
meilleur rappel ou la marche en laisse paisible par exemple, il
montre vite ses limites dans la résolution des altérations du
comportement.
Comment
dresserait-on un chien à ne pas détruire, gémir, aboyer, uriner
ou déféquer… par exemple quand on s’absente de la maison?
De
même peut-on se contenter de médicaliser et/ou castrer un chien
qui menace et mord humains ou congénères, en réduisant ainsi
l’animal à un simple fonctionnement organique ?
Les
comportementalistes refusent d’observer le chien et ses désordres
du comportement, comme s’il était un sujet isolé, autonome,
imperméable et indépendant de son environnement et de ses
relations à ses maîtres.
Chaque
chien est unique et s’est trouvé façonné par sa lignée, son vécu
prénatal, sa naissance, son développement précoce durant le temps
passé avec sa mère et sa fratrie, ses expériences dans son
environnement d’adoption.
Chaque
famille aussi est unique, avec les individus qui la constituent,
l’histoire, la sensibilité et les diverses attentes, parfois
contradictoires, de chacun face au chien.
C’est
cette infinie diversité qui fait que la situation problématique
d’une famille avec
son animal, n’aura pourtant jamais exactement les mêmes raisons
ni les mêmes solutions.
Pour
le comportementaliste ces solutions seront donc adaptées à chaque
cas particulier, sans standardisation des attitudes et des
protocoles, ni séance/type avec
questionnaire/type.
Avec
ses comportements désordonnés, le chien n’est pas forcement
« détraqué », malade ou méchant, et s’il se
comporte de manière inexpliquée, il a d’abord besoin d’être
compris.
C’est
à ce niveau qu’intervient le comportementaliste, en faisant
considérer que les « troubles » de l’animal doivent
être abordés comme des difficultés d’adaptation de l’individu
à son milieu, et donc bien comme des troubles de la communication
et de la relation.
Pour
n’importe quel comportement dérangeant et suivant les problèmes
à résoudre, le comportementaliste rencontrera à domicile et
ensemble tous les acteurs de la relation (maîtres et animal) ou
recevra dans son cabinet avec ou sans le chien.
Si
d’autres approches ont déjà été abordées, parfois avec
acharnement (je pense à
des séances d’éducation poursuivies des mois durant ou/et des médicalisations
successives elles aussi prolongées) il n’est pas raisonnable
d’exiger du comportementaliste, une résolution éclair des problèmes
rencontrés.
Si
de longues et vaines démarches ont pu mener au découragement, un
minimum de constance est souhaitable, dans la poursuite du travail
que propose le comportementaliste.
Mieux
connaître les codes sociaux du chien et les bonnes raisons de les
observer dans l’établissement de quelques nouvelles règles de
vie, demande à chacun (maîtres et chien) un temps d’adaptation.
Cela
dit si clarté, constance et cohérence
viennent à présider dans la relation avec le chien, l’atténuation
voire l’extinction des conduites gênantes de celui-ci, ne tardent
pas. Deux ou trois entretiens (rarement plus) sont nécessaires pour
réorganiser une relation et rétablir une bonne communication avec
l’animal, où anthropomorphisme et idées reçues ne régneront
plus.
Certains comportements indésirables du chien, parfois supportés des mois
durant, se révèlent bien plus onéreux en dépenses diverses, que
les services du comportementaliste. (Ex : les destructions dans
la maison, la voiture, le jardin… et les achats et réparations
qui en ont découlés ; ou les conduites agressives, les
malpropretés… et les recettes, matériel et substances qui ont été
testées pour remédier….etc. etc.)
Faire
appel au comportementaliste pour mieux comprendre et être compris
de son chien, est en conséquence une démarche plus économique
qu’il n’y paraît, surtout et d’abord en ce qui concerne le désarroi
de l’animal. Car c’est bien de détresse du chien qu’il
s’agit, et de ses difficultés à trouver les comportements
justes, en face de situations souvent incompréhensibles pour lui.
Pour
la prévention
Insuffisamment
consulté pour cela, le comportementaliste tient pourtant aussi un rôle
important en terme de prévention : bon nombre de situations
parfois bien envenimées dans la relation avec un chien, auraient pu
en effet être évitées si son aide spécialisée avait été
sollicitée en amont.
Faire
appel à son expertise lors de l'acquisition d'un chiot ou mieux
encore avant même cette acquisition, serait souhaitable pour tous
les futurs propriétaires, surtout quand il s’agit du choix d’un
premier petit compagnon.
Un
ou deux entretiens permettent de s’informer du besoin
d’accompagnement singularisé d’un très jeune animal, et de
l’aider à développer ses compétences extraordinaires, mais
limitées par son immaturité.
Lors
de l’adoption d’un chien adulte en refuge, le comportementaliste
aide à construire rapidement une relation harmonieuse avec
l’animal, en installant de bonnes habitudes et en évitant les
maladresses à ne pas commettre avec ce nouveau venu, au passé
immanquablement traumatique.
Toujours
dans une dynamique préventive, le comportementaliste peut aussi
offrir d’autres services que ceux de la résolution individuelle
des problèmes de cohabitation avec un chien.
Pour
mieux informer les particuliers, des stages-conférences thématiques
sont souvent prévus et organisés en région par ces
professionnels.
« Faire
le bon choix d’un chiot/chien », « l’arrivé de bébé
à la maison avec le chien » « le chien et l’enfant »,
« comprendre et être compris », « les conduites
agressives », « la hiérarchie interspécifique »,
etc.. sont les thèmes
les plus souvent abordés.
C’est une autre manière de
s’informer sur les relations et la communication homme/chien,
toujours pour une meilleure cohabitation avec un animal.
*(science
qui a pour objet l’étude des comportements d’un être vivant
dans son milieu naturel)
Danièle
Mirat
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